Zelma s’est (encore) échouée

 

Mêmes joueurs jouent encore.

Zelma s’est encore posée sur un joli banc de sable (plus ou moins) bien indiqué, juste en face d’une marina. Cette fois c’est moi qui étais à la barre. Les mêmes conditions étaient réunies : plusieurs petites erreurs qui s’additionnent et qui en font une grosse. Saupoudrées par des interventions enfantines aussi bien intempestives qu’urgentes. Lire la suite « Zelma s’est (encore) échouée »

Les dernières fois

Jour de lessive

Cette parenthèse avant de tout quitter nous fait un bien fou. Nous alignons les dernières fois mais aussi les premières, signe que le voyage n’est pas encore fini.

Ces derniers jours j’ai aimé… Lire la suite « Les dernières fois »

Une histoire qui s’achève

Merci à tous de vos gentils mots par commentaire, mail ou SMS. Chaque mot bienveillant a été dégusté à sa juste valeur. J’avance et les émotions ont fini de me traverser pour laisser place à d’autres. Sachez que nous sommes tous plus apaisés et plus ou moins tous dans l’expectative de la suite.

La fin de notre voyage se clarifie. Lire la suite « Une histoire qui s’achève »

Zelma c’est fini

Après un article comme le précédent cela ne vous étonnera pas : nous mettons en vente Zelma. 

Cet article reste coincé dans ma tête depuis trois semaines. Comment mettre des mots dessus alors que dans ma tête et dans mon corps tant d’émotions circulent.

Notre carré comme vous ne l’avez jamais vu

J’aurais voulu vous dire : « après un an de voyage extraordinaire autour de la mer des Caraïbes, nous en avons fait le tour. Nous sommes contents de rentrer en métropole, Xavier reprend son travail et nous nous trouverons notre petit coin de paradis. » Lire la suite « Zelma c’est fini »

Était-ce une bonne idée de traverser de Cuba à Panama ?

Panama !!! Nous arrivons…

Cela fait 4 semaines que nous sommes à la marina à Panama. Nous y sommes arrivés en catastrophe directement après notre traversée depuis Cuba. Cette traversée de la mer des Caraïbes du Nord au Sud a été des plus mouvementées.

Elle a duré. 8. Longs. Jours.

Au lieu de 6 jours prévus par le Capitaine mais heureusement bien anticipé (avec un sourire en coin) par la Capitaine en second avec sa fameuse règle des « +25% » appliquée depuis 6 mois.

Nous naviguions au près. Là les marins qui me lisent anticipent la difficulté. C’est-à-dire que nous remontions au vent, que nous naviguions avec le vent dans le nez ET contre les vagues. Vous voyez un peu ? Lire la suite « Était-ce une bonne idée de traverser de Cuba à Panama ? »

De la difficulté d’écrire

J’ai beaucoup de choses à dire. Ce n’est pas nouveau je suis du type expansif. Mais les sortir, ces choses, mises en forme c’est plus difficile. Evidemment cela fait un mois que mes articles « sur Cuba » sont en souffrance et voilà que c’est cette nuit, veille d’un lever à 6h45 pour obligations, que le flot se déverse. Tant pis je prends le risque de la longue journée au radar demain pour enfin coucher ces mots si difficiles.

Pourquoi est-ce si compliqué d’écrire en ce moment ? Lire la suite « De la difficulté d’écrire »

Une halte à Haïti

Pour couper la route entre la République Dominicaine et Cuba nous avons décidé de faire une halte ni vu ni connu à Haïti, à l’île à Vache plus exactement.

Il était hors de question pour notre sécurité de nous aventurer ailleurs dans le pays. Par exemple Philippe Poupon* et sa famille à bord de  Fleur Australe ont été agressés à Haïti après y être restés un moment pourtant. Ce serait l’île à Vache donc.

Or l’île à Vache est pour nous un endroit chargé de sentiments. L’ouragan Mathhew qui nous a tenus en haleine dans la mangrove au mois de septembre a fait demi-tour avant d’arriver sur le continent et a ravagé l’île à Vache en octobre. Nos amis de Mangata y étaient coincés avec leur voilier quand l’ouragan leur fonçait droit dessus. Nous avons suivi de loin, impuissants. Donc j’avais envie de voir puisque nous passions devant.

Ce serait donc une halte pour mieux repartir.

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Barahona ou comment payer pour s’en aller

A peine sommes-nous arrivés à Santa Cruz de Barahona, l’ancre est à peine jetée les moteurs tout juste éteints que la radio crépitait d’appels pour nous de la part des autorités locales. Vite vite il faut que le capitaine aille avec l’annexe chercher les officiels. D’habitude les autorités se débrouillent pour venir, avec un pêcheur si pas d’embarcation officielle. Le ton était donné, mais nous n’avions pas fait plus attention que ça.

A peine les officiels débarqués, nombreux et en chaussures que le responsable de l’immigration commande une bière. Et fraîche. ??? Trop d’hommes, trop de chaussures chez moi et trop d’injonctions, la bière sera servie au verre et non pas à la canette pour réduire le volume.

Suivant leur ordre il nous faudra changer le mouillage du bateau afin de s’approcher du quai officiel et nous éloigner de la route, pour notre sécurité paraît-il. Nous démarrerons les moteurs, lèverons l’ancre pour la remouiller 50m plus loin.

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Le fonctionnement spécial du mouillage dominicain

En République Dominicaine le mouillage forain est très réglementé. Il n’est pas autorisé partout et sujet à paperasserie.

Beaucoup de voiliers ne se posent pas trop la question et du coup passent de marina en marina. Ces enclaves luxueuses à l’image des hôtels « tout compris »  peuvent donner envie. Nous sommes allés visiter la marina de Santa Barbara de Samana et effectivement les enfants s’y seraient très bien sentis. Nous par contre ne pouvions pas nous enfermer là en connaissant la misère de l’autre côté du grillage. Ceci dit on aurait pu y avoir la vie facile quelques jours. Il y a plusieurs piscines dont une à débordement face à la baie et au coucher de soleil. Il y a un espace de jeux d’extérieur. Les bâtiments sont luxueux, l’accès internet est gratuit.

Bref le mouillage sera forain pour nous, au maximum tout du moins. Lire la suite « Le fonctionnement spécial du mouillage dominicain »

Santa Cruz de Barahona et son marché

Santa Cruz de Barahona (c’est moi où ils aiment les noms à rallonge ces dominicains ?) n’a été pour nous qu’une halte pour faire la clearance de sortie et le plein de fruits et légumes au marché qui nous avait été recommandé.

Et effectivement quel marché !! Un dédale de rues minuscules au sol douteux, où les étals prennent la place centrale et les clients circulent tant bien que mal. Des étals nous rappelant le marché au Tchad, bien qu’ils fussent ici sur des tables et non uniquement au sol.

Les étals faisaient honneur au ressenti que nous avons de l’agriculture locale : abondante, joyeuse et colorée, goûteuse et variée. Un vrai plaisir des yeux et une manière efficace de remplir la cambuse.

Et toujours ces sourires, ces attentions pour les enfants et cette gentillesse à essayer de comprendre notre espagnol approximatif.

Un vrai régal.

Et du coup dans l’euphorie je me suis retrouvée à acheter des plantes inconnues. Aussi bonnes, paraît-il, en infusion qu’à embaumer la pièce, et tout un stock de tamarin (c’est ma participation du jour à votre culture générale, ne me remerciez pas) pour pas cher mais… complètement pourri ou habité.

Le plaisir des yeux que j’aimerais tant prolonger chez moi…

Je n’ose jamais faire de photos des personnes rencontrées. Ne souhaitant pas être dans la même catégorie que le touriste consommateur peut-être ? Par timidité sûrement?

Et pourtant les photos qui me font chavirer sont souvent des photos vivantes. De nombreuses fois j’aurais aimé revenir avec un ou deux clichés. D’autres encore j’ai tenté de sortir l’appareil mais mon rythme cardiaque s’y est opposé.

Tant pis. Je me souviendrai des couleurs, de leur présence, de leurs sourires et de leur beauté. Ou pas, les souvenirs sont parfois si éphémères. Même si par fierté personnelle et peut-être aussi pour pouvoir vous montrer, j’aurais aimé rapporter quelques « souvenirs ».

Alors devant ces étals et cette ambiance si particulière j’ai osé. Evidemment pour m’aider j’ai acheté plein de légumes avant, la quantité étant proportionnelle à ma difficulté à sortir l’appareil. J’ai fait trois photos et j’ai tout rangé, vite vite, le cœur palpitant. Rien de très travaillé donc ni de vraiment réussi d’ailleurs mais cela a au moins l’intérêt de vous donner une idée du lieu.